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Collie online - Le Colley - Insectes
Mise à jour le 26/09/2011 - 15:59
 

 

La leishmaniose

 

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Il s'agit d'une maladie vectorielle (maladie transmise par un organisme vivant qui joue le rôle de vecteur de la maladie) causée par la multiplication d'un parasite protozoaire (principalement Leishmania infantum en France) dans les cellules sanguines chargées d'éliminer les micro-organismes infectieux: les cellules macrophages.
Le vecteur de la leishmaniose est un petit moustique, le phlébotome (Phlebotomus perniciosus et Phlebotomus ariasi), qui vit dans les zones chaudes. La maladie est transmise par la femelle de l´insecte. En Europe, elle concerne principalement le Bassin Méditerranéen. En France, la région méditerranéenne, la région du Sud-Ouest ainsi que certains départements de la région Rhône-Alpes comme l'Ardèche sont concernés.
Cette maladie est une zoonose (maladie commune au chien et à l'homme). Mais elle n'est en aucun cas transmissible directement du chien à l'homme. Le vecteur, le phlébotome, est nécessaire pour assurer la transmission entre animaux et vers l'être humain.
La difficulté de diagnostic et souvent le manque d´efficacité du traitement font de la leishmaniose l'une des maladies les plus répandues chez les chiens de la zone méditerranéenne.

 



Le phlébotome
(source: Blass.com.au)

 

Habitat.

La Leishmaniose apparaît dans des zones qui offrent les conditions propices à son développement: une température moyenne comprise entre 15 et 20ºC, une protection contre la lumière solaire directe, une humidité modérée et une abondance de détritus organiques. De plus, les insectes vecteurs ont besoin d'hôtes vertébrés qui sont autant de réservoirs de la maladie et garantissent ainsi que le cycle de vie du phlébotome ne sera pas interrompu.
Les phlébotomes se nourrissent de la sève des plantes ou du miellat des pucerons, mais les femelles sont hématophages. Elles ont besoin d'un repas de sang pour assurer le développement de leur œufs.
Les phlébotomes sont des diptères de petite taille (environ 1,5 à 4 mm de long), velus et avec une seule paire d´ailes fonctionnelles. Leurs déplacements sont très courts, de l'ordre de 200m. Ce qui limite leur aire d'évolution et par conséquent restreint les zones affectées. Les moustiques adultes sont actifs du printemps à l'été, et seulement à certaines heures de la journée: à l'aube et à la tombée de la nuit.
Leur distribution est variable et large avec divers habitats (zones humides, arides, et du niveau de la mer jusqu'à de hautes altitudes). Le phlébotome dispose d'une importante capacité d'adaptation et se satisfait de nombreux micro habitats naturels et domestiques. Leur battement d'ailes n´est pas audible à la différence d´autres diptères et par conséquent il est très difficile de détecter leur présence.

La longévité de ces insectes est de l’ordre de quelques mois. Un cycle gonotrophique complet dure environ 6 semaines. La femelle ne prend qu’un seul repas sanguin par cycle. Au moins 6 jours après ce repas de sang, elle pond entre 80 et 100 oeufs qu’elle dépose dans un gîte humide, sombre et sablonneux. Une semaine après la ponte des oeufs, les larves sortent. Quatre stades larvaires se succèdent ensuite avant que la chrysalide ou le cocon ne
se forme. Dix jours plus tard, les animaux adultes sortent du cocon. Jusqu'à ce stade, le cycle de développement dure environ deux mois, en partant de la ponte des oeufs. Dans les pays
méditerranéens, la saison des phlébotomes débute en mai et s'achève en septembre. Lorsque la fin de l'été est douce, la saison peut se prolonger jusqu'en octobre. La dernière génération de phlébotomes hiberne au quatrième stade larvaire.

Habitat en France:
Les phlébotomes sont présents en France jusqu’à hauteur de la vallée de la Loire, mais alors de manière très hétérogène en fonction de facteurs climatiques et biologiques. Le vent joue un rôle important (les biotopes abrités étant très favorables au repos et à la reproduction du phlébotome), la présence d’humus et de matières organiques (gîtes larvaires), la nature de la végétation (grande importance de la chênaie mixte à quelques centaines de mètres d’altitude), la température (optimum: 20°C) et l’humidité (optimum: 80 %) (Bussiéras et Chermette, 1991).


On rencontre en France deux espèces de phlébotomes intervenant dans la transmission de la leishmaniose : Phlebotomus perniciosus et Phlebotomus ariasi. Phlebotomus ariasi est un phlébotome actif l’été, essentiellement retrouvé dans le Languedoc et les Cévennes. Il est présent à l’extérieur des habitations sur les petites collines. Il confère un caractère rural à l’endémie dans cette région. Phlebotomus perniciosus est présent sur une grande partie du territoire français. Il n’est cependant abondant que dans la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, durant une période assez longue et avec une densité suffisante pour maintenir une endémie leishmanienne. Il vit près des habitations, avec une activité crépusculaire. Sa démographie montre un pic printanier et un pic automnal. Il craint le vent et ne se rencontre pas sur les côtes, mais plutôt en arrière-pays. Il confère un caractère rural et sub-urbain à l’endémie (Pernot, 2005).
Dans nos régions tempérées, l’activité vectrice des phlébotomes est maximale en fin d’été, début d’automne. Les phlébotomes méditerranéens aiment les nuits chaudes. Etant donné leur petite taille, ils ne peuvent pas voler par grand vent (lorsque la vitesse du vent est supérieure à 1 m / sec). Mettre un ventilateur la nuit dans les habitations est ainsi une bonne protection contre les phlébotomes.

 

Concernant la France:
Selon une étude réalisée auprès des vétérinaires de tout le sud de la France, une étude appelée DIAGNOSTIC (Enquête sur les pratiques diagnostiques et thérapeutiques de la leishmaniose chez les vétérinaires praticiens en 2000), une évolution de l’importance et de la répartition des cas de leishmaniose est constatée depuis quelques années. S’il n’y avait que six départements sur la France entière dans lesquels les praticiens avaient déclaré plus de 50 cas en 1988 [Bourdeau et Groulade, 1988], 15 départements sont concernés en 2000 sur la zone enquêtée. Cette information plaide en faveur d’une augmentation quantitative des cas de leishmaniose ainsi que de la répartition géographique.

 


Ci-dessus : Enquête sur les pratiques diagnostiques et thérapeutiques de la leishmaniose chez les vétérinaires praticiens en 2000

Ci-dessus : La leishmaniose humaine et canine en France [1]
(Le contexte de la lutte antivectorielle en France J.-C. Desenclos, S. Lecollinet)

 

 

Les chiens touchés sont estimés à 30 000 cas annuels. Les cas humains sont en nombre limité: Une quarantaine annuellement. En 2008, dans son rapport annuel, le Laboratoire de Parasitologie-Mycologie de Montpellier rapporte pour la France métropolitaine 17 cas de leishmaniose viscérale (LV) et 4 cas de leishmaniose cutanée (LC) autochtones, ainsi que 4 cas de LV et 56 cas de LC importés.
Il est bon de souligner que l'urbanisation d'une zone provoque la disparition de la leishmaniose. Les chiens d'appartement ne sont pas touchés, ou rarement, par la maladie. Par contre, les zones pavillonnaires et résidentielles, souvent verdoyantes, favorisent l'apparition, ou l'extension de la maladie.

Classification simplifiée du genre Leishmania
(source: Laboratoire de Parasitologie Mycologie - Montpellier)
Sous genres et complexes Forme clinique courante
. I . Sous genre Leishmania
L. donovani
L. infantum

L. major
L. tropica
L. killicki
L. aethiopica
L. arabica
L. mexicana
L. amazonensis


LV (Viscérale)






LC (Cutanée)


. II . Sous genre Viannia
L. braziliensis

L. guyanensis
L. naiffi
L. lainsoni


LCM (Cutanéo-Muqueuse)


LC (Cutanée)

Contrairement à l'être humian, le chien exprime une leishmaniose générale, atteignant tout l’organisme (Bourdoiseau, d’après Meunier, 2007).

 

 

 

 

Références:

 

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Nota:

  • Ceci est un exposé documentaire de vulgarisation qui ne saurait remplacer une consultation vétérinaire.
    Il ne peut avoir pour but de se substituer au praticien, qui demeure le seul apte à formuler un diagnostic.
    Collie online décline toutes responsabilités découlant de l'utilisation, l'appréciation ou l'exploitation des informations diffusées dans ces pages. Les informations présentées ne sont pas nécessairement exhaustives et restent du domaine général sans relation avec quelque cas particulier propre à personne physique ou morale.

 

 

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