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Collie online - Le Colley - Insectes
Mise à jour le 06/06/2014 - 21:56

Protection contre les tiques

 

4 axes de prévention pour une protection à la fois passive et active, tout en sachant qu'il n'existe pas de protection idéale contre les tiques.

  1. Traiter préventivement en zones à risques et périodes d'activité des tiques
  2. Ausculter son chien au retour d'une balade
  3. Surveiller le comportement de son chien.
  4. Vacciner (éventuellement)

 

Carte dynamique et actualisée quotidiennement des risques pour tiques et puces (Cliquez sur l'image)

 

 

 

 

1- traiter préventivement en zones à risques

Les tiques ont 2 pics d'activité au printemps et en automne. Elles sont alors à l'affût au sommet des herbes en quête d'un hôte pour s'y fixer.
Nous l'avons vu lors de la description des tiques, une période d'une dizaine de jours avec des conditions climatiques favorables (hygrométrie à 75% et températures clémentes) peut multiplier par 20 la population moyenne de tiques attendue sur les aires de présence de l'acarien.
Eviter dans ces périodes bois, et zones proches des bois, réduira le risque de voir son chien récupérer des tiques. De préférence, marcher au milieu des chemins. Eviter le contact des branches basses, des fourrés, genets, fougères et taillis.
En période d'activité, les concentrations de tiques atteignent 500 tiques par 100 m² dans l'Est de la France ou en Bretagne. Ces concentrations pouvant être très variables d'une parcelle à l'autre et d'une année à l'autre, il n'est pas possible de dresser une carte type des zones à risque.

Toutes les tiques ne sont pas vectrices d'agents pathogènes, ni des mêmes agents.

  • Une étude menée en région lyonnaise sur les tiques découvertes sur les chiens font apparaître que:
    Ixodes ricinus représente 66 %, R. sanguineus 22 % et D. reticulatus 16 % [7]

  • Une autre étude menée au printemps 2009 en Vendée dans le cadre d'une thèse (thèse Valentin Deprez 2009):
    Ixodes ricinus y représente 44%, Dermacentor marginatus 42%, Dermacentor reticulatus 2% et Haemaphysalis punctata 11 % [8]

  • Chez les carnivores domestiques, les principales espèces de tiques observées en Belgique sont Ixodes ricinus et Ixodes hexagonus. Plus rarement, moins de 1% des individus, on retrouve Rhipicephalus sanguineus et Dermacentor reticulatus [9]

Ces résultats montrent que Ixodes ricinus est cosmopolite et est l'espèce majoritairement retrouvée sur nos chiens.
Ce résultat est intéressant pour la probabilité de transmission d’agents pathogènes, puisque Ixodes ricinus transmet la Borréliose de Lyme (20% à 30% de tiques porteuses de Borrelia Burgdorferi), alors que Dermacentor reticulatus et Rhipicephalus sanguineus sont vecteurs de babésiose qui provoque la piroplasmose mortelle pour les chiens.

Une stratégie de protection médicamenteuse doit-être initiée dans les zones à risque et pendant les périodes d'activité des tiques.
Du fait de sensibilités différentes entre les tiques et les puces, certains insecticides spécifiques sont inactifs sur les acariens, c'est le cas des nitrophénylguanidines comme l'imidaclopride.
La recommandation d'usage de répulsifs doit être accompagnée des mesures suivantes :

  1. Adapter le rythme des applications à l'activité des vecteurs présents sur la zone géographique visitée ou de résidence,
  2. Ne pas mélanger les produits,
  3. Ne jamais associer 2 produits.

Un répulsif est une substance qui induit chez le vecteur, la tique, un mouvement de retrait. Les répulsifs sont classés parmi les biocides (directive CE 98/8) à côté des insecticides, des herbicides et des fongicides qui représentent les principales familles de pesticides à usage non agricole.
La perméthrine, pyréthrine synthétique dérivée du chrysanthème, est une molécule synthétisée à partir d'huiles essentielles qui entre dans la composition de la plupart des spécialités anti-tiques proposées pour les chiens. Les répulsifs ne tuent pas en général les vecteurs mais ils modifient leur perception olfactive vis-à-vis de leur hôte.
Pyréthrinoïdes: ils sont facilement utilisables car peu toxiques, chez le chien. En revanche, la toxicité chez le chat est connue. Ils ont une rémanence variable (quelques jours à plusieurs semaines) selon les formulations galéniques. De nombreuses molécules sont commercialisées : perméthrine, deltaméthrine fluméthrine, fenvalérate

Anti-parasitaires naturels à action répulsive :

Spécialités sans insecticide et qui ne contiennent que des principes actifs d'origine naturelle.
A base de géraniol, aussi appelé rhodinol, il constitue une majeure partie de l'huile de rose et de palmarosa. Il est également présent dans les huiles essentielles de géranium, citron et citronnelle.
Il est obtenu par distillation fractionnée à partir du Cympobogon Winterianus Jowitt (citronnelle).
Le géraniol est un répulsif naturel.

  • Hb-Line Contact un spot-on à appliquer directement sur la peau de l’animal, en suivant une ligne depuis la nuque, le long de la colonne vertébrale et jusqu’à la base de la queue.
  • Ilectine Spot On - Collier et Spray
    Composition : Géraniol 1% (M/M) autres composés d'origine végétale 4%. Excipient QSP 100%
    Contient un complexe d'huiles essentielles breveté ayant une efficacité démontrée contre les puces, les tiques, les moustiques et les phlébotomes. Ilectine Spot On lutte contre l'installation des parasites sur le chien.
  • Prosectine Spot On
    Indications : anti-parasitaire et insectifuge en spot-on pour le chien à base d'actifs 100 % d'origine naturelle.
    Composition : géraniol (CAS 106-24-1 : 0.1 gr/l).
    Les pipettes de Prosectine contiennent un mélange d'essences et d'extraits naturels qui repoussent les puces et les tiques plus de 4 semaines sans affecter l'odorat de votre chien.
  • Rhodeo Spot On
    A base de Rhodinol (géraniol) et Pyrèthre naturel.
    Effet rémanent : 30 jours.
    Ne pas utiliser Rhodeo sur les femelles allaitantes et les animaux de moins de 4 semaines.

Les différentes spécialités basées sur le produit naturel qu'est le géraniol n'ont pas une durée d'efficacité aussi longue qu'annoncée par les fabricants.
Selon les tests réalisés avec différentes spécialités décrites ci-dessus : Une protection réelle de 8 jours a été obtenue, alors que la durée annoncée est de 4 semaines Des tests réalisés sur 6 chiens entre mi-septembre et mi-octobre (températures douces et absence de pluie).

 

Biocides : Insecticides et/ou repulsifs [9]

Les insecticides sont des substances actives ou des préparations ayant la propriété de tuer les insectes, leurs larves et/ou leurs œufs.
Un répulsif est une substance destinée à repousser et induire un mouvement de retrait chez certains animaux jugés nuisibles, comme les moustiques et les mouches, ou, dans le cadre de ce dossier, la tique.
Les répulsifs sont classés parmi les biocides (directive CE 98/8) à côté des insecticides, des herbicides et des fongicides qui représentent les principales familles de pesticides à usage non agricole.
Leurs principes actifs ne sont pas dénués d'effets secondaires : irritation cutanée notamment. La toxicité chronique qui correspond à l'absorption de faibles doses d'un toxique répétées sur une longue période (plusieurs mois à plusieurs années), n'est généralement pas prise en compte. Or, certaines substances, le fipronil en particulier, ont la particularité de persister longtemps dans l'organisme en se fixant dans les graisses. [15]

Perméthrine + imidaclopride

  • Advantix Spot On
    Antiparasitaire en pipette à large spectre (puces, moustiques, phlébotomes) et répulsif sur tiques, moustiques et les phlébotomes.
    Advantix® possède une efficacité acaricide et répulsive persistant pendant 4 semaines (Rhipicephalus sanguineus, Ixodes ricinus) et 3 semaines (Dermacentor reticulatus).
    Advantix® associe deux principes actifs : l’imidaclopride et la perméthrine
    L’imidaclopride est un insecticide qui appartient à la famille des néonicotinoïdes. L’imidaclopride est efficace contre les puces et tous leurs stades larvaires que l’on retrouve dans l’environnement de l’animal
    La perméthrine est un pyréthroïde à la fois acaricide et insecticide Elle a également une action répulsive contre les tiques, les moustiques et les phlébotomes. Cela réduit le contact entre le chien et ces parasites, donc le risque de piqûre et de transmission de maladies vectorielles.
    Advantix® doit être appliqué sur la peau de l’animal. A la suite d’une application topique, la solution se répand rapidement sur toute la surface du corps du chien. Les deux substances peuvent être détectées sur la peau et les poils de l’animal traité pendant 4 semaines après l’application.
    Ne pas utiliser chez les chats. ne pas traiter les chiots âgés de moins de 7 semaines et pesant moins de 1,5 kg.

Perméthrine

  • Dog-Net Spot Chien
    Traitement préventif et curatif des infestations par les tiques et les puces. La durée de protection contre la nouvelle infestation par ces parasites est d'un mois.
    Précautions d'emploi : ne pas utiliser chez le chat. Ne pas utiliser chez les chiots de moins de 2 semaines. Dangereux pour les crustacés et les poissons.
  • Ectoline Spray (perméthrine 2%),
  • Aérosol insecticide Francodex (perméthrine) élimine les puces et les tiques,
  • Defendog spray (Virbac). Protection 30 jours contre les tiques.

Bioalléthrine (pyréthrinoïde de synthèse)

  • Spray Antiparasitaire Clément Thékan
    Propriétés : la bioalléthrine, pyréthrinoïde de synthèse potentialisée par le pipéronyl butoxyde, est très active sur les parasites externes (puces, tiques, poux, aoûtats).
    Conseils d'utilisation : pulévriser directement sur le pelage de l'animal.

Deltaméthrine (pyréthrinoïde de synthèse)

  • Scalibor (Collier)
    Le Collier Scalibor est très efficace contre les tiques, agents de transmission de la piroplasmose, de l’ehrlichiose et de la maladie de Lyme. La deltaméthrine agit à tous les stades de développement : larve, nymphe et adulte.
    Le Collier Scalibor garantit une protection contre les phlébotomes (Phlebotomus perniciosus) pendant 6 mois. Scalibor protège ainsi contre la leishmaniose.
    Indications : chez les chiens, affections à parasites sensibles à la deltaméthrine : prévention des infestations par les tiques pendant 6 mois, prévention des piqûres de phlébotomes pendant 5 mois, prévention des piqûres de moustiques (Culex pipiens) pendant 6 mois.
    Le collier doit être posé une semaine avant l’introduction du chien en milieu infesté.
    ne pas utiliser chez les chiots de moins de 7 semaines.
    L’utilisation de la spécialité chez la femelle gravide est déconseillée.

Tétrachlorvinphos

  • Tétratic Collier Antiparasitaire Chien
    Indications : traitement des ectoparasites du chien, notamment les puces, les tiques et les chats
    Efficacité : 3 mois
    Composition : tétrachlorvinphos 11 g, excipient qsp 100 g.
    Précautions d'emploi : ne pas utiliser chez le chat. Ne pas utiliser chez le chiot de moins de 3 mois.

Amitraz

  • Preventic (Collier)
    Propriétés : collier à action spécifique contre les tiques. L'Amitraz, principe actif du collier Préventic, a la propriété d'entraîner le détachement puis la mort immédiate des tiques.
    Elimine les tiques chez le chien (pendant 4 mois).
    Il doit être bien ajusté et porté en permance pour permettre une diffusion régulière et continue du principe actif sur tout le corps.
    Usage externe. Ne pas faire avaler. Ne pas utiliser chez le chat.

Dichlorvos + fénitrothion

  • Tiquanis (Spray)
    Tiquanis est un antiparasitaire externe
    Son activité rémanente prolongée permet d'éviter la ré-infestation des animaux pendant 8 à 10 jours.
    Composition : dichlorvos 2.4 g, fénitrothion 4 g, excipient qsp 100 g de solution active.
    Eviter le traitement des femelles allaitantes. Il est déconseillé d'associer Tiquanis aux inhibiteurs de cholinestérases, aux phénothiazines, aux tranquilisants dérivés des phénotiazines et à tout autre agent inhibant la transmission neuro-musculaire.

Fluméthrine + propoxur

  • Kiltix (Collier)
    Le collier doit être porté en permanence. Efficace pendant 7 mois.
    Composition (pour un collier de 45 g) : fluméthrine 1.013 g, propoxur 4.5 g
    Indications : affections à parasites sensibles à la fluméthrine et au propxur et élimination des tiques et des puces chez les chiens

Pyriprole

  • Prac-Tic Spot-on (Novartis). Protection 4 semaines.

Fipronil

  • Frontline
    Traitement curatif des infestations par les puces et par les tiques. Elimination des poux broyeurs. Le fipronil est un insecticide acaricide, appartenant à la famille des phénylpyrazoles. Il provoque une activité incontrôlée du système nerveux central et la mort des insectes et des acariens. Le fipronil s'accumule dans les glandes sébacées du chien et sera distribué sur l'ensemble du corps par la production de sébum procurant ainsi une protection de 4 semaines pour les tiques (2 mois pour les puces)

Metaflumizone + amitraz

  • Promeris Duo Spot on (Fort Dodge)
    Ce produit contient une toute nouvelle molécule appelée metaflumizone.
    L’amitraz exerce son effet sur les tiques très rapidement, dès les 24 premières heures, réduisant ainsi le risque de transmission de maladie. Ce produit est annoncé efficace 3 à 4 semaines en fonction de l'espèce de tique: Ixodes ricinus, Ixodes hexagonus, Rhipicephalus sanguineus, Dermacentor reticulatus et Dermacentor variabilis.
    Nota : Nouvelle molécule pour laquelle aucune information n'est disponible à ce jour.

Afoxolaner et Fluralaner (famille des isoxazolines)

  • Bravecto et Nexgard (MSD Animal Health et MERIAL)
    Traitement des infestations par les tiques et les puces chez les chiens.
    Ces 2 traitements ont obtenu une autorisation européenne en février 2014.
    Consultez les RCP des 2 produits: Bravecto - Nexgard
    Traitement sous forme de comprimés à mâcher contre les puces et les tiques chez les chiens. Efficace pendant 12 semaines sur les puces (Ctenocephalides felis) et sur les tiques (Ixodes ricinus, Dermacentor reticulatus et Dermacentor variabilis), et 8 semaines pour les tiques Rhipicephalus sanguineus.

    Sécurité des isoxazolines par rapport à MDR1:
    Des études [19] [20] ont été réalisées avec des colleys homozygotes pour la mutation ayant reçu 3 fois la dose normale (168 mg/kg).
    Tous les colleys ont été cliniquement observés jusqu'à 28 jours après le traitement. Aucun effet indésirable n'a été observé.

    Toxicité des isoxazolines:
    Les informations publiées sur la sécurité et la toxicité des isoxazolines sont encore très rares.
    En raison de leur introduction récente, il ya très peu de connaissances sur la tolérance dans les différentes races de chiens et chez les chiens jeunes, âgés ou fragilisés.

 


Advantix spot-on, simple d'emploi et procurant 4 semaines de protection, est une spécialité souvent conseillée par la profession vétérinaire.
Les résultats en termes de protection des chiens, notamment des chiens de chasse fortement exposés, sont excellents. L'Advantix est la protection qui semble faire l'unanimité au sein des personnes ayant des animaux dont l'exposition aux tiques est forte (chiens de chasse notamment).

Toxicité du fipronil (Basf) et de l’imidaclopride (Bayer):

Ces substances se retrouvent en agriculture commercialisées sous le nom de REGENT (Fipronil) et de GAUCHO (Imidaclopride).[10] [11]
Le Fipronil n'est pas soluble dans l'eau et a la particularité de se fixer dans les graisses.
Autre désavantage des 2 molécules : elles ne sont pas répulsives et contamines les insectes si elles sont répandues dans la nature.
Malgré les progrès réalisés, les insecticides restent responsables de nombreux problèmes tant pour l'environnement que pour la santé humaine (possibilité de résidus dans les eaux de distribution ainsi que dans les aliments). De plus, l'utilisation massive d'insecticides depuis plus d'une trentaine d'années est à la base de la sélection de populations d'insectes résistants (Nauen et al., 2003).
La quantité totale de fipronil commercialisée au travers des spécialités à usage agricole en France de 1998 à 2004 a été de 286,115 tonnes, avec un pic en 2001 correspondant à 60,794 tonnes de fipronil.
Le fipronil, abondamment utilisé par l'agriculture depuis sa commercialisation en 1994, a sans doute provoqué la résistance des tiques à cette molécule.
La quantité de fipronil mise sur le marché français au travers des spécialités Frontline en 2004 est de 2 310 kg
Etude sur le rat : c’est principalement dans la graisse que le fipronil ou ses métabolites sont retenus. Dans une moindre mesure, on retrouve des résidus dans les surrénales, le pancréas, la thyroïde et les ovaires (source AFSSA).
Des essais de toxicité à long terme à doses répétées ont été réalisés chez le rat et le chien pendant une durée d’au moins un an avec le fipronil ou son métabolite MB 46513. Ils mettent principalement en évidence des signes de neurotoxicité (nervosité, tremblements, convulsions), aux doses supérieures à 1 mg/kg p.c./j, chez le chien et le rat [3]

Recommandations générales concernant l'utilisation des anti-parasitaires :

Par ailleurs, il convient de rappeler que le propriétaire qui traite son animal doit avoir conscience d’utiliser un médicament vétérinaire et doit connaître les bonnes pratiques d’utilisation de ces médicaments antiparasitaires externes
Causes d'effets indésirables :
Surdosage, utilisation de produit périmé, différents médicaments vétérinaires administrés simultanément, mauvaise utilisation de la spécialité.

Recommandations particulières vis-à-vis de MDR1 pour les races concernées par la mutation :

Aucune toxicité en relation avec la mutation MDR1 n'a été identifiée avec aucune des molécules utilisées dans les anti-parasitaires externes. [18]
Etant externes, des précautions sont à prendre vis-à-vis du milieu naturel (abeilles, organismes aquatiques, chats)
Et d'une manière générale :
L’utilisation de ces spécialités chez la femelle gestante est déconseillée.
Ne pas utiliser sur les chiots. (Dossier MDR1: Liste des molécules, cliquez ici)

Nota :
Promeris Duo Spot on
(Fort Dodge) fait appel à une nouvelle molécule, la metaflumizone, pour laquelle aucune information n'est disponible à ce jour.

Chimioprévention

  • Imidocarbe utilisé en prévention
    L'imidocarbe (Carbesia ND) est utilisé systématiquement par 98 % des cliniques (La lomidine est utilisée occasionnellement) dans le traitement de la piroplasmose. Ce même produit peut aussi être utilisé en prévention. La dose injectée est alors plus importante que lors d'un traitement d'une piroplasmose. La durée de protection est de 4 à 6 semaines. Selon les constations faites en milieu vétérinaire, la chimioprévention à l’imidocarbe est parfois utilisée (18 %) et se révèle pourtant efficace dans 93 % des cas.
    Le principe de la chimioprévention est d'administrer le médicament avant le contact de l'animal réceptif avec l'agent parasitaire dans le but de prévenir l'apparition des signes cliniques de la maladie. Une méthode plutôt destinée à des chiens dont on est sûr qu'ils seront fortement exposés au risque dans les semaines à venir.

 

2- ausculter son chien au retour d'une balade

Au retour d'une promenade dans la nature, il est recommandé d'inspecter la fourrure de votre chien à la recherche d'éventuelles tiques.
A noter :
Le type de fourrure (poil court, intermédiaire ou long) n'offre pas de protection particulière contre les tiques. La répartition est sensiblement équitable entre les 3 types de fourrures.
Selon l'étude réalisée en milieu vétérinaire en région Rhône-Alpes, plus de 50% des tiques sont trouvées sur la tête ou le poitrail des chiens. Cette répartition correspond aux zones prioritairement en contact avec la végétation dans laquelle circulent les chiens. [7]


Il est important de retirer les tiques en cours de gorgement.
La probabilité de transmission d’un agent pathogène par morsure de tique augmente avec le temps de fixation de la tique.
Borrelia burgdorferi, bactérie responsable de la Borréliose de Lyme, envahit les glandes salivaires lors du début du repas de la tique sur un hôte. Cette invasion se produit en moyenne une vingtaine d’heures après le début du repas avec des variations selon les espèces bactériennes (Piesman et Gern, 2005).
On estime ainsi qu’une tique retirée dans la journée n’a pas eu le temps de transmettre Borrelia burgdorferi.
Tandis que l’inoculation des Babesia a lieu en fin de repas (Maslin et al., 2004). Il semble que la transmission des virus prenne au moins 36 à 48 heures, quant aux rickettsies, elles se multiplient dans les glandes salivaires et sont, à ce titre, immédiatement transmissibles (Chastel, 2007). [1]

Le tire tique, petit crochet en plastique, reste le meilleur moyen pour enlever une tique.
Glisser le tire-tique sur la peau de manière à emprisonner la tique entre les 2 petites mâchoires du tire-tique.
Faire tourner le tire-tique selon l'axe de son manche, peu importe le sens. En quelques tours la tique lâche prise.

Attention :
Ne jamais utiliser de produits chimiques: ether, alcool, huiles, etc. En réaction au stress provoqué par cette agression, la tique risque de régurgiter sang et salive contenant des agents infectieux.
Ne jamais prendre une pince à épiler ou ses doigts. En comprimant la tique, vous risquez de la forcer à régurgiter sang et salive.

Toujours utilisez les petits crochets (vendus en pharmacie, chez votre vétérinaire, ou sur site web spécialisé).

 

3- Surveiller le comportement de son chien.

Au moindre signe : urine foncée, chien abattu, vomissements, chien qui a mal quand on le touche, consulter le vétérinaire.
Le traitement est rapide et efficace :
L’imidocarbe (Carbesia ND) qui est utilisé systématiquement par 98 % des cliniques (La lomidine est utilisée occasionnellement) dans le traitement de la piroplasmose.
A noter :
L'imidocarbe qui permet de soigner rapidement un chien de la piroplasmose est également utilisée en prévention (voir plus haut).
Une injection permettant de protéger le chien pendant plusieurs semaines. Il ne s'agit pas d'un vaccin, mais de chimioprévention. [17]

Rappel Piroplasmose :
La Babésiose ou piroplasmose : après une courte incubation de 2 à 5 jours, apparaissent : forte fièvre (souvent 40°C), abattement, faiblesse, couleur brune des urines. Ces seuls signes incitent nombre de vétérinaires exerçant en zone d’endémie piroplasmique, à traiter le chien contre la piroplasmose.
Lorsque vous détectez un changement de comportement de votre chien et que vous constatez chez lui les symptômes ci-dessus, abattement, perte d'appétit, urine foncée, surtout si vous avez remarqué une tique ou si cet état intervient après une sortie en campagne…Il s'agit d'une urgence, il faut immédiatement emmener votre chien chez le vétérinaire.
Il réalisera les examens nécessaires, notamment un frotti sanguin et un examen microscopique, afin de mettre en évidence le parasite et de confirmer le diagnostic. Un traitement efficace et rapide existe, il s'agit d'effectuer une injection, sous la peau ou dans les muscles, d'imidocarbe (carbésia), une molécule active contre les babésioses.
Si le traitement est précoce, les résultats sont spectaculaires, et le chien retrouve un état normal en quelques heures.
Les symptômes présentés ci-dessus, habituellement considérés comme caractéristiques sont présents dans moins de 30 % des cas [2].
Les autres signes cliniques sont des troubles digestifs (vomissements, diarrhée), cutanés, hémorragiques (rétine, peau), locomoteurs (boiteries), ou rénaux.
Un chien peut contracter une piroplasmose plusieurs fois durant sa vie. Les séquelles de chaque épisode de piroplasmose viennent alors s’ajouter aux séquelles de la babésiose précédente, et le chien devient rapidement un insuffisant hépato-rénal sévère.
Les traitements allopathiques restent inévitables en raison de la gravité de cette maladie parasitaire.

 

4- Vacciner (éventuellement)

La vaccination reste le sujet hautement polémique de cette rubrique.
Elle a ses partisans pour la protection qu'elle offre face à une maladie potentiellement mortelle pour les chiens.
Elle a ses détracteurs qui lui reprochent manque d'efficacité, effets secondaires, coûts élevés, mais surtout, de masquer les symptômes si jamais une piroplasmose venait à se déclarer.
Son coût élevé et son efficacité des plus relatives, en rendent son usage discuté et discutable.

Concernant le manque d'efficacité, une confusion entre les 2 vaccins que sont Pirodog et Nobivac Pro en est sans doute la cause.
Pirodog (Laboratoires MERIEUX), le 1er vaccin contre la piroplasmose, a effectivement une efficacité réduite, autour de 70 à 80%.
Nobivac Pro (Intervet Schering-Plough), nouveau vaccin disponible depuis 2007, aurait une efficacité de 95%.[12] [13] [14]
Une étude terrain a été menée en France entre juillet 2005 et août 2006.
Cette étude portant sur 195 chiens, y compris 51 chiens à antécédents de piroplasmose, suivis par 10 vétérinaires praticiens. Les départements ont été sélectionnés parmi ceux les plus touchés par les babésioses canines (89, 33, 42, 26, 09, 47, 40, 65, 17). Les résultats préliminaires montrent qu’au cours de cet essai plus de 95 % des chiens vaccinés avec Nobivac® Piro n’ont pas présenté de signes cliniques de piroplasmose.
(sources : Réseau d'Epidémiosurveillance Parasitologique du Chien RESPAC - ENV Lyon / Intervet Schering-Plough Animal Health)

Nobivac® Piro est un vaccin qui stimule fortement le système immunitaire. Cela peut entraîner des réactions générales (syndrôme fébrile, douleurs musculaires, apathie) pendant 24-48 h après l’injection, ou des réactions locales (oedèmes, nodules, douleur au point d’injection), durant quelques jours.
Il est recommandé par le laboratoire de ne vacciner que les chiens en bonne santé (Est-on toujours sûr que le chien est en bonne santé ?). En particulier, les porteurs symptomatiques chroniques devront être identifiés et traités avant la vaccination à l’aide de substances qui n’interfèrent pas avec la réponse immunologique.
En outre, la vaccination avec Nobivac Piro n’empêche pas l’infection. Par conséquent, une forme bénigne de babésiose due à B. canis peut survenir. Si des symptômes légers évoquant une babésiose surviennent et persistent plus de 2 jours, demander conseil à un vétérinaire (source Intervet Schering-Plough).
C'est sans doute le point qui alimente le plus la controverse : "Le vaccin ne couvre pas à 100% et cache malheureusement les premiers symptômes et finalement lorsque l'on découvre qu'il a la piroplasmose, des organes sont déjà bien touchés."
Nombreux sont les vétérinaires à ne le conseiller que pour les chiens qui sont tous les jours dans les bois et les chiens de chasse.

 

Bilans climatiques

La météo jouant un rôle majeur dans l'évolution des populations de tiques, voici le bilan annuel 2010 pour la France [4].
Globalement, ce bilan montre des conditions défavorables pour les tiques.
Bilan global de l’année 2010 :
Avec une température annuelle proche de la moyenne de référence 1971-2000, l’année 2010 devrait s’inscrire en France métropolitaine comme l’une des plus fraîches de ces deux dernières décennies, probablement la plus fraîche depuis 1996. Ces températures moyennes relativement basses ont d’ailleurs concerné l’ensemble de l’Europe du Nord.
Sur les onze premiers mois de l’année, le cumul des pluies sur l’ensemble de la France est légèrement inférieur à la normale. Ce diagnostic global masque toutefois quelques disparités : les précipitations ont été nettement déficitaires du Centre à l’Aquitaine alors qu’elles ont été souvent excédentaires sur le sud-est du pays.

  • Avril :
    La température moyenne mensuelle s'est montrée très douce avec une anomalie positive de +1,7 °C par rapport à la normale, grâce à une dernière semaine très chaude. Ce sont surtout les températures maximales qui contribuent à cet excédent. Ce mois d'avril 2010 se classe ainsi parmi les plus chauds depuis 1950 mais loin derrière 2007 (+4,3 °C) ou encore 2009 (+2,0 °C). La pluviométrie d'avril a connu un déficit généralisé sur l'ensemble du pays, avec localement des cumuls inférieurs à 30 % de la normale.

  • Mai :
    En raison d'une fraîcheur omniprésente durant les deux premières décades du mois, les températures moyennes ont connu une anomalie de -0,7 °C. Il faut remonter à 1996 pour rencontrer un mois de mai aussi frais. De nombreux records de froid ont été battus le 4 et le 5 mai dans la moitié sud. Le mois de mai a été généralement sec à l'ouest d'un axe Bordeaux - Charleville-Mézières et, dans une moindre mesure, sur le Limousin et de la Champagne à la Franche-Comté. Par endroits, les précipitations n'ont pas atteint la moitié de la normale.

  • Septembre :
    Le mois de septembre a été plutôt frais cette année avec une température moyennée sur la France accusant une anomalie de -0.4 °C. Cet écart est légèrement plus marqué sur le Nord-Est où il atteint -1.0 °C. Les précipitations ont été assez contrastées selon les régions : la Corse, le Poitou-Charentes et le nord de l'Aquitaine ont connu un mois sec avec des cumuls parfois deux fois inférieurs à la normale. A l'inverse, les pluies ont été excédentaires en Île-de-France, Bourgogne, Champagne-Ardenne et en Auvergne.

  • Printemps (mars-avril-mai) :
    Moyennée sur la France, la température du printemps demeure proche de la normale, avec une anomalie positive de 0,2 °C. La douceur d'avril a contrasté avec la fraîcheur observée en mars et surtout en mai. Ce printemps 2010 a présenté des cumuls de précipitations déficitaires sur la moitié nord et l'ouest du pays.

  • Automne (septembre-octobre-novembre) :
    Malgré quelques périodes douces notamment au début d'octobre et de novembre, la température moyenne sur l’ensemble de l'automne est proche de la normale. Comme en 2009, la pluviométrie de l'automne a été contrastée : les précipitations ont été souvent inférieures aux normales des Vosges aux Alpes du Nord et des Deux-Sèvres à l’Indre. Elles ont affiché un excédent sur la Bretagne, l’Auvergne, les Landes, les Pyrénées-Orientales et localement sur le Sud-Est.

 

Lumière du jour, température et hygrométrie [16]

Ces trois facteurs majeurs ont une influence sur l’habitat (impact sur la distribution des tiques), les périodes d’activité, et l’abondance des tiques (prolificité). Par exemple, ensoleillement prolongé et température plus élevée sont plus favorables à R. sanguineus expliquant sa répartition dans le Midi et le Sud-Ouest de la France.

 

 

 

Références:

[1] Facteurs environnementaux de variation de l’abondance des tiques Ixodes ricinus dans des zones d’étude modèles en Auvergne - Chloé Boyard 18/12/2007 - Cliquer ici
[2] JP Pagès : Docteur vétérinaire, diplômé ECVIM Clinique vétérinaire Croix du Sud, 45, route de Toulouse, 31650 Saint-Orens-de-Gameville France
[3] AFSSA - Evaluation des risques pour la santé humaine liés à une exposition au fipronil - Mars 2005 - Cliquer ici
[4] Bilan climatique de l'année 2010 - Météo France - Cliquer ici
[5] Intérêt de l’amplification génique (PCR) pour diagnostiquer les piroplasmoses canines en France - Elodie VISEE - 2008 - ENV Alfort - Cliquer ici
[6] Protection personnelle antivectorielle - Société de Médecine des Voyages et Société Française de Parasitologie - 29/09/2010 - Cliquer ici
[7] Etude épidémiologique des populations de tiques rencontrées dans 12 clientèles de l’Ain et de la Haute-Savoie - L. ZENNER* et ° E. DREVON - Cliquer ici
[8] Les tiques dures autres qu'Ixodes ricinus dans le marais Breton-Vendéen - Valentin Deprez - ENV Nantes 2009
[9] Lutte contre les tiques: Un aperçu des médicaments disponibles - CBIP Vet Folia veterinaria - Cliquer ici
[10] COMMISSION NATIONALE DE PHARMACOVIGILANCE VETERINAIRE Etude des effets indésirables consécutifs à l'utilisation de l'imidaclopride chez l'homme et les carnivores domestiques - Cliquer ici
[11] COMMISSION NATIONALE DE PHARMACOVIGILANCE VÉTÉRINAIRE AVIS CNPV – 14 du 06/12/2005 sur les mesures à prendre pour prévenir les effets indésirables consécutifs à l'utilisation de l'imidaclopride chez l'homme et les carnivores domestiques - Cliquer ici
[12] Nobivac Piro Soluble parasite antigen (SPA) from Babesia canis and Babesia rossi - Cliquer ici
[13] RAPPORT EUROPÉEN PUBLIC D’ÉVALUATION (EPAR) du vaccin Nobivac Piro - Cliquer ici
[14] RCP Nobivac Piro - Cliquer ici
Enlever une tique avec O'TOM / TICK TWISTER - Cliquer ici
[15] Un insecticide dans le collimateur : le Régent - 11/04/2004 - Cliquer ici
[16] 4ème Symposium Merial de parasitologie/Arthropodes et maladies vectorielles associées - 4-6 octobre 2006, Zagreb, Croatie - Cliquer ici
[17] Les babésioses canines - Traitement de la piroplasmose canine - RESPAC Réseau d'Epidémiosurveillance Parasitologique du Chien - Cliquer ici
[18] MDR1 et la sensibilité médicamenteuse chez le Colley et 10 races proches - Cliquer ici
Site de l’Institut de veille sanitaire ; surveillance de la maladie de Lyme - Maladie de Lyme ou borréliose de Lyme - réseau national de surveillance - Cliquer ici
Ministère de l’agriculture et de la pêche - Direction générale de la forêt et des affaires rurales - Direction générale de l’alimentation: La maladie de Lyme
Enlever une tique avec O'TOM / TICK TWISTER - Cliquer ici
fleatickrisk
[19] The effect of food on the pharmacokinetics of oral fluralaner in dogs - Cliquer ici
[20] Safety of fluralaner, a novel systemic antiparasitic drug, in MDR1(-/-) Collies after oral administration
Sécurité des fluralaner, un nouveau médicament antiparasitaire systémique, dans le MDR1 (- / -) colleys après administration orale
Published online Mar 6, 2014. doi: 10.1186/1756-3305-7-86 - Cliquer ici

 

Nota:

  • Ceci est un exposé documentaire de vulgarisation qui ne saurait remplacer une consultation vétérinaire.
    Il ne peut avoir pour but de se substituer au praticien, qui demeure le seul apte à formuler un diagnostic.
    Collie online décline toutes responsabilités découlant de l'utilisation, l'appréciation ou l'exploitation des informations diffusées dans ces pages. Les informations présentées ne sont pas nécessairement exhaustives et restent du domaine général sans relation avec quelque cas particulier propre à personne physique ou morale.

 

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