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Collie online - Le Colley - MDR1 Mise à jour le 01-09-2010
 
 MDR1: Introduction
 MDR1 - Danger
 Tests de dépistage
 Races concernées

 

 

 

MDR1 - DANGER avec un nouveau MEDICAMENT (15/08/2010)

Décès d'une chienne Colley le 12/08/2010 suite à injection d'EMEPRID pour traiter une gastro-entérite.

L'Emeprid est un nouveau médicament (AMM octroyée le 5/10/2009) dont la molécule active est le métoclopramide. Ce médicament est un antiémétique et un régulateur de la motricité du tube digestif.
Il est utilisé dans le traitement des nausées et des vomissements.

Cette molécule de la famille des benzamides interagit avec la glycoprotéine-P (P-gp) dont l'efficacité est dépendante du profil MDR1 de l'animal.
"Ainsi, il est tout à fait envisageable que des effets indésirables neurologiques surviennent en cas d'administration simultanée (métoclopramide, sulpiride) avec un inhibiteur de la P-gp (Revue médicale suisse 31/03/2004)"

Compte tenu de cette interaction connue avec la glycoprotéine-P, il est préférable d'éviter les médicaments comportant cette molécule de métoclopramide chez les races concernées par MDR1.

Dans l'attente de plus d'informations (éventuel surdosage), le médicament EMEPRID (solution injectable et buvable) ne doit pas être utilisé pour ces races: Colley, Berger Australien et miniature, Bergers Blanc Suisse, Shetland, Old English Sheepdog. Ainsi que les races américaines Longhaired Whippet, McNab, Silken Windhound.

(15/08/2010)

 

En 1983, des chercheurs Américains mettent en évidence la toxicité d'un produit antiparasitaire, l'Ivermectine, chez de nombreux colleys. Une équipe de chercheurs de l'Université de Californie a étudié un échantillon de 4000 chiens de race. 9 races, apparentées à la famille du colley, ont ainsi été identifiées et sont exposées à des degrés divers à cette toxicité.

Les chercheurs découvrirent plus tard le responsable d'une telle anomalie: une mutation génétique au sein d'un gène appelé MDR1 (Multi-Drug Resistance).

 

Nous remercions:

  • Le Dr J. Detilleux professeur de génétique quantitative à l'Université de Liège / Faculté de médecine vétérinaire pour son aimable contribution à l'élaboration de cet article.
  • Gilles Bourbonnais, professeur de biologie au collège Sainte Foy (Québec).
  • Mme Isabelle Dobler, pour son implication personnelle dans la rédaction de l'article sur MDR1

Leur expertise sur nos travaux est une garantie quant à une information juste, donnant une grande valeur à l'ensemble de cette étude très complète sur un sujet nécessitant des compétences sur des domaines de haute technologie.

Nous remercions le Docteur Hugnet, spécialiste français du sujet et qui valide notre étude par le mail qu'il a envoyé le 25-07-2006. En voici copie ci-après:

  • Madame, Monsieur,

    "Je suis le vétérinaire qui a conduit les études sur la prévalence du MDR1 en France. Je travaille sur ce sujet depuis plus de 10 ans. La majorité des informations concernant ce sujet reste de bonne qualité dans votre site…..."

    Christophe HUGNET
    Docteur Vétérinaire - Expert près la Cour d’Appel de Grenoble
    Membre de la commission d’AMM vétérinaire
    Membre de la commission de Pharmacovigilance Vétérinaire
    Correspondant National de l’Académie Vétérinaire
    Rédacteur en Chef du Nouveau Praticien Vétérinaire

Nous remercions le laboratoire de biotechnologie GENINDEXE qui a choisi depuis le 01-01-2008 le dossier MDR1 de Collie online comme document de référence pour l'information donnée à ses clients et visiteurs.

  • "Ce dossier représente un document de référence pour l'ensemble des acteurs de la filière canine"...."Il constitue un véritable trait d'union entre le monde des scientifiques et celui de l'élevage canin." (Dr S.Baron, Directrice Technique de Genindexe le 20-12-2007)

Le dossier MDR1 est traduit en espagnol et publié sur le site du Club espagnol du Berger Blanc Suisse, le Club Español del Pastor Blanco Suizo. Cliquez ici

 

Le gène MDR:

A partir de 1975 les recherches sur les antiparasitaires sont portées vers des substances d'origine naturelle. ce n'est qu'en 1979 que les travaux effectués sur un échantillon de sol collecté à Kawana (Japon) aboutissent. Un agent actif démontrant une activité antiparasitaire remarquable et largement supérieure aux autres produits connus à l'époque est isolé.

Le nom choisi pour cette famille à part découle de ses propriétés acaricide, insecticide et nématocide:

Avermectines (A : anti - Verm : ver - Ect : ectoparasite - In : produit pharmaceutique)

L'ivermectine en fait partie et est introduite en tant qu'antiparasitaire sur le marché international en 1981.
Cette nouvelle famille d'antiparasitaires est adoptée mondialement en agriculture, en production animale, en médecine des animaux de compagnie, et même humaine.

C'est alors, qu'en 1983, deux courtes informations aux Etats-Unis et au Royaume-Uni ont révélé l'apparente sensibilité à la molécule de l'Ivermectine chez les colleys et races parentes (une dizaine de races) [4].
Des signes d'intoxication modérée sont observables dès l'administration d'une dose très faible. En effet, la dose de 0,40 mg/kg de poids est recommandée chez le chien en général lors du recours à ces traitements antiparasitaires. Cependant, chez certains colleys, une dose de 0,10 mg/kg de poids pouvait entraîner une intoxication allant jusqu'à la mort de l'animal [4].

Différentes hypothèses ont été formulées pour tenter d'expliquer ce phénomène jusqu'à la découverte du responsable: une mutation génétique qui rend perméable aux toxines la membrane des tissus du cerveau.
Ces colleys présentent alors une neurotoxicité aiguë à l'ivermectine (et d'autres molécules issues des avermectines) administrée à dose thérapeutique. Les chercheurs apporteront plus tard la réponse à cette anomalie:
Les chiens sensibles présentent une anomalie génétique (une mutation) dans le gène MDR1 (Multi-Drug Resistance).
Lorsque le gène MDR1 n'est pas fonctionnel, certaines substances médicamenteuses vont s'accumuler dans le cerveau et deviennent toxiques jusqu'à provoquer un coma, puis la mort de l'animal [5] [14]

MDR1, l'histoire d'une découverte fortuite:

Des checheurs hollandais avaient modifié génétiquement en 1994 des souris par inactivation du gène mdr1 pour en étudier les effets. Aucune anomalie ne fut notée au point de vue anatomique ou dans les paramètres physiologiques. Les chercheurs conclurent que, dans des conditions normales de laboratoire, la glycoprotéine-P n’était pas essentielle pour les fonctions de base.
Cette histoire aurait pu s'arrêter là, mais le destin, sous la forme d'une invasion de parasites dans le laboratoire, en décida autrement. Le local a été traité par des pulvérisations d'ivermectine diluée....provoquant paralysie ou mort des souris mutées, alors que les souris saines n'étaient pas incommodées.!
Les analyses ont révélé des concentrations d’ivermectine 100 fois supérieures dans le cerveau des souris génétiquement modiées par rapport aux souris saines. Cette découverte accidentelle trouve des applications de premier ordre en cancérologie humaine, la glycoprotéine-P empêchant les traitements de pénétrer dans les cellules tumorales. Ce nouvel axe de recherche a mené à des centaines d’études sur le rôle de la glycoprotéine-P comme transporteur de médicaments [1].

Plus tard, en 2001, le Dr Katrina Mealey du College of Veterinary Medicine de Washington State University [2] a démontré
qu’une mutation par délétion du gène MDR était présente chez les colleys sensibles à l’ivermectine. La mutation par délétion entraîna une mutation de changement de phase générant un codon stop prématuré dans le gène MDR avec pour conséquence une glycoprotéine-P sévèrement tronquée non fonctionnelle [3].

 

Un défaut dans la barrière hémato-encéphalique:

A la frontière entre les vaisseaux sanguins et le tissu nerveux, le transporteur MDR1 représente une barrière fonctionnelle de protection pour le cerveau (voir schéma ci-dessous).

la glycoprotéine P (P-gp), synthétisée par le gène MDR1, est fortement exprimée dans les cellules endothéliales des capillaires cérébraux et contribue à l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique. Elle s’oppose à la pénétration de nombreux médicaments dans le cerveau en agissant comme pompe de reflux bloquant ou limitant fortement l'entrée de ces substrats dans le SNC.

 


(Schéma traduit en français tiré d'un article de l'université de Giessen http://www.uni.giessen.de)

Le transporteur MDR1 se trouve normalement sur la surface des cellules endothéliales. Ce sont des cellules qui revêtent l'intérieur des parois des vaisseaux sanguins.
Sur le schéma (A) le transporteur MDR1 joue le rôle de barrière afin que l'antiparasitaire (ivermectine) ou autre substance médicamenteuse qui se trouve dans les capillaires méningés ne passe pas dans le tissu nerveux.
Sur le schéma (B) un défaut génétique anéanti cette fonction protectrice dans le gène MDR1 ce qui fait que les substances médicamenteuses vont pourvoir passer sans encombre des capillaires au tissu nerveux.
Les animaux présentant cette déficience du gène MDR-1 vont alors présenter de graves troubles neurologiques.

 

La P-glycoprotéine, protectrice des zones frontières de l'organisme:

La glycoprotéine P (souvent nommé par son abréviation P-gp) est localisée dans plusieurs tissus, tels que les intestins, les reins, le foie, au niveau de la barrière hémato-encéphalique et placentaire et possède une grande variabilité de substrats. De plus, des études plus récentes ont démontré la présence de glycoprotéine P à la surface des lymphocytes du système immunitaire.

Intestins, reins, foie, pancréas:
L'expression de la P-gp à ces points stratégiques contribue à réduire l'absorption de xénobiotiques à partir du tractus gastro-intestinal et favorise ainsi l'élimination de substances toxiques endogènes et exogènes par l'urine et la bile.

La barrière hémato-encéphalique:
La barrière hémato-encéphalique est une barrière physiologique présente dans le cerveau entre la circulation sanguine et le système nerveux central (SNC). Les cellules endothéliales, qui sont reliées entre elles par des jonctions serrées et qui tapissent les capillaires du côté du flux sanguin sont les composants essentiels de cette barrière. Ces jonctions serrées empêchent l'entrée des constituants sanguins solubles ou cellulaires à l'intérieur du SNC.
la P-gp est fortement exprimée dans les cellules endothéliales des capillaires cérébraux et contribue à l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique. Elle s’oppose à la pénétration de nombreux médicaments dans le cerveau en agissant comme pompe de reflux bloquant ou limitant fortement l'entrée de ces substrats dans le SNC.

La P-glycoprotéine, une protéine aux multiples fonctions.
Non seulement la P-gp possède un large éventail de substrats (voir tableau non exhaustif ci-dessous), mais elle a aussi un rôle protecteur de l'organisme assuré par 2 fonctions agissant de manière opposée selon les tissus où elle est exprimée:
Elle protège l'organisme des xénobiotiques potentiellement toxiques en agissant comme une pompe de reflux (barrière hémato-encéphalique ou absorption intestinale des principes actifs diminuée).
Elle favorise l’excrétion de xénobiotiques toxiques et de leurs métabolites vers l’urine, la bile ou la lumière intestinale.
Lors de l’élimination rénale des médicaments, la P-gp joue un rôle important en raison de son expression au niveau des tubules proximaux rénaux.

Si l’inhibition de la P-gp (de manière occasionnelle par absorption de molécules aux propriétés inhibitrices, ou de manière permanente à cause de la mutation MDR1) peut augmenter fortement la biodisponibilité de médicaments, elle peut aussi modifier leur élimination rénale ou biliaire entraînant de fait une persistance plus longue dans l'organisme correspondant alors à une situation de surdosage.

  • Exemples:
    (biomodels-group.com/entedito.htm)
    La principale voie d’élimination de la digoxine est une excrétion rénale par filtration glomérulaire et sécrétion tubulaire. Le transport de la digoxine par la Pgp rénale est inhibé en présence de quinidine ou de vérapamil. Ainsi, des interactions cliniquement importantes dans l’excrétion rénale de la digoxine peuvent s’expliquer par un seul mécanisme, qui est l’inhibition de la Pgp situé dans la membrane luminale des cellules tubulaires rénales [9][10][11]

    (ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/14627096)
    Intoxication chez un Colley suite traitement chimio (prednisone, L-asparaginase, vincristine, vinblastine, doxorubicin, cyclophosphamide)
    Le chien avait des signes de toxicose du tractus gastro-intestinal même lorsque les doses ont été réduites, mais n'a pas eu de signe d'intoxication après traitement par cyclophosphamide, un médicament non substrat de la P-glycoprotéine, même lorsqu'il est administré à la dose complète. Ce chien était hétérozygote (+/-) pour la mutation MDR1. Parce que la P-glycoprotéine contribue à l'excrétion rénale, biliaire et intestinale des médicaments, il est possible que l'excrétion des médicaments a été retardée chez ce chien, entraînant des signes cliniques d'intoxication. [12]

    (Folia veterinaria 2010 n° 2 a)
    De même, un cas d’intoxication à la digoxine a été relaté chez un Colley homozygote muté (-/-). Le chien a présenté des concentrations sériques en digoxine anormalement élevées, conduisant à des symptômes d’intoxication (anorexie, vomissements, cardiotoxicité), suite à l’administration d’une dose réduite de digoxine (60 % de la dose journalière recommandée). Il semble que l’absence de P-gp ait conduit à une augmentation de la biodisponibilité orale de la digoxine et à une excrétion intestinale et/ou rénale diminuée chez ce Colley. [13]

 

Au coeur de la cellule, la mutation MDR1:

Cliquez sur l'image ci-dessus

 

Pour fabriquer une protéine, le gène délivre à la cellule un code de fabrication.
La mutation MDR1 est un effacement de 4 paires de bases sur le 4ème exon du gène responsable de la synthèse de la glycoprotéine-P, soit le MDR1. Lorsque les mécanismes de réplication cellulaire lisent la séquence de bases (un peu comme quand on lit une recette), ces lettres manquantes entraînent la formation d'un mot qui équivaut, en langage génétique, à un ordre de cesser la lecture du brin d'ADN: la glycoprotéine-P n'est pas synthétisée et a un impact sur l'absorption et la distribution des médicaments.
il s’ensuit une augmentation de l’absorption par le SNC des médicaments suivi d’une augmentation de leurs effets indésirables entrainant un surdosage:
mydriase (Dilatation anormale de la pupille), troubles nerveux, troubles digestifs, coma et parfois mort.

 

Substrat, inducteur, inhibiteur:

Substrat:
Molécule qui va interagir avec la P-gp.
La glycoprotéine-P transporte une large variété de substrats qui ont en commun d'être hydrophobes, neutres ou chargés positivement, et ont une très petite masse moléculaire (située entre 200 et 1800 Daltons).

inhibiteur:
Molécule qui a le pouvoir de réduire l'action de la P-gp. L'élimination des molécules qui interagissent avec la P-gp est ralentie provoquant une augmentation du taux plasmatique de ces molécules.

Bien évidemment, chez un animal homozygote pour la mutation (-/-), l'action de la P-gp est inhibée en permanence.

inducteur:
Molécule qui renforce l'action de la P-gp. L'élimination des molécules chimiques est accélérée en présence d'inducteurs enzymatiques. L'efficacité des médicaments qui interagissent avec la P-gp est diminuée, voire annulée.

Certaines molécules peuvent avoir une action inhibitrice ou inductrice tout en étant un substrat de la P-gp.
L'Ivermectine ou le Lopéramide sont à la fois un substrat et un inhibiteur de la P-gp.
On comprend mieux pourquoi ces 2 molécules sont dangereuses pour les chiens hétérozygotes (+/-) pour la mutation MDR1.
Elles viennent affaiblir une P-gp dont l'action est déjà diminuée par un codage imparfait du gène MDR1.

Quelques molécules identifiées: [6] [7] [8]

Substrats

Anticancéreux:
Amsacrine
Colchicine
Docétaxel
Doxorubicine
Etoposide
Imatinib
Irinotécan
Mitoxantrone
Paclitaxel
Téniposide
Topotécan
Vinblastine
Vincristine
Vinorelbine
Vindésine
Antibiotiques:
Actinomycine
Azithromycine
Ciprofloxacine
Dactinomycine
Daunorubicine
Doxycycline
Epirubicine
Erythromycine
Lévofloxacine
Mitomycine
Mitoxantrone
Rifampicine
Sparfloxacine
Tétracycline
Cardiovasculaires:
Acébutolol
Atorvastatine
Céliprolol
Digotoxine
Digoxine
Diltiazem
Losartan
Lovastatine
Mibédrafil
Phénytoïne
Quinidine
Talinolol
Vérapamil

Antiviraux:
Amprénavir
Indivavir
Lopinavir
Nelfinavir
Ritonavir
Saquinavir
Zidovudine

Opioïdes:
Lopéramide
Méthadone
Morphine

Immunosuppresseurs:
Ciclosporine
Sirolimus
Tacrolimus
Hormones:
Aldosterone
Cortisol
Dexaméthasone
Estradiol
Hydrocortisone
Prednisolone

Antifongiques:
Itraconazole
Kétoconazole
Rifampin

Antiémétiques:
Domperidone
Métoclopramide
Ondansetron

Autres:
Acépromazine
Amitriptyline
Butorphanol
Cimétidine
Fexofénadine
Ivermectine
Méfloquine
Milbémycine
Moxidectine
Phénobarbital
Ranitidine
Selamectin
Terfénadine
Vecuronium

 

Inhibiteurs

Anticancéreux:
Etoposide
Tamoxifène
Vinblastine
Vincristine
Antibiotiques:
Azithromycine
Clarithromycine
Daunorubicine
Doxorubicine
Ertthromycine
Cardiovasculaires:
Acébutolol
Amiodarone
Atorvastatine
Céliprolol
Dipyridamole
Félodipine
Lovastatine
Mibédrafil
Nicardipine
Nifédipine
Quinidine
Quinine
Simvastatine
Talinolol
Vérapamil

Antiviraux:
Indivavir
Nelfinavir
Ritonavir
Saquinavir

Antifongiques
Itraconazole
Kétoconazole

 

Opioïdes:
Lopéramide
Méthadone
Immunosuppresseurs:
Ciclosporine
Tacrolimus
Antidépresseurs:
Fluoxétine
Paroxétine
Sertraline

Autres:
Bromocriptine
Fexofénadine
Ivermectine
Jus de pamplemousse
Méfloquine
Progestérone
Spironolactone
Terfénadine

 

Inducteurs:

Dexaméthasone
Efavirenz
Millepertuis
Réserpine
Rifampicine
     

 

Certains produits naturels sont reconnus pour contenir des molécules inhibitrices de la glycoprotéine-P. Il s’agit notamment du jus d’orange, du jus de raisin et du jus de pamplemousse.

A l'inverse, le Millepertuis (plante herbacée appartenant au genre Hypericum) est un inducteur de la glycoprotéine-P.

 

 

Références:

  • [1] SCHINKEL, A.H., J.J. SMIT, O. VAN TELLIGEN et al. «Disruption of the mouse mdr1a P-glycoprotein gene leads to a deficiency in the blood-brain barrier and to increased sensitivity to drugs», Cell, 1994, vol. 77, p. 491–502.
  • [2] MEALEY, K.L., S.A. BENTJEN, J.M. GAY ET G.H. CANTOR.«Ivermectin sensitivity in collies is associated with a deletion mutation of the mdr1 gene», Pharmacogenetics, 2001, vol. 11, p. 727–733.
  • [3] Pharmacogenetics: It’s not just about ivermectin in collies (Pharmacogénétique : Au-delà de l’ivermectin et des colleys) cliquez ici
  • [4] Le point vétérinaire /n°251/décembre 2004
  • [5] Article du 06/09/2004 Université de Giessen Allemagne http://www.uni.giessen.de
  • [6] La glycoprotéine P : un transporteur de médicaments à ne pas négliger (Revue Médicale Suisse N° -524 publiée le 31/03/2004), cliquez ici
  • [7] Currently known P-glycoprotein substrate drugs - Substrats médicamenteux connus de la glycoprotéine-P (Veterinary Clinical Pharmacology Laboratory, College of Veterinary Medicine, Washington State University, CVJ / VOL 47 / DECEMBER 2006), cliquez ici
  • [8] Zhou SF. Structure, function and regulation of P-glycoprotein and its clinical relevance in drug disposition. Xenobiotica. 2008 Jul;38(7-8):802-32. Review.
  • La Revue Médicale Suisse: La glycoprotéine P : un transporteur de médicaments à ne pas négliger
  • [9] P-glycoprotein (Pgp) is an energy-dependent “ counter-transport ” system which extrudes substrate drugs out of cells, thereby rendering them resistant to various cytotoxic compounds, cliquez ici
  • [10] Fromm, M., Kim, R., Stein, C., Wilkinson, G., Roden, D., Circulation, (1999) 99, 552.
  • [11] Verschraagen, M., Koks, C., Schellens, J., Beijnen, J., Pharmacol. Res., (1999) 40, 301.
  • [12] Increased toxicity of P-glycoprotein-substrate chemotherapeutic agents in a dog with the MDR1 deletion mutation associated with ivermectin sensitivity. (J Am Vet Med Assoc. 2003 Nov 15) Department of Veterinary Clinical Sciences, College of Veterinary Medicine, Washington State University, cliquez ici
  • [13] La sensibilité de certaines races canines à l'ivermectine serait due à une mutation génétique (Folia veterinaria 2010 n° 2 (a)) cliquez ici
  • [14] Risques d'intoxication aux lactones macrocycliques chez le chien (Folia veterinaria 2010 n° 2 (b) cliquez ici
   
   
 
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